Bla Bla... BLA !JournalPensées

Requis pour être auteur

 

Stéphanie Bond, auteur-coach a écrit un article sur les pré-requis pour devenir romancier. Plus ou moins d’accord avec les points donnés, j’ai décortiqué ses idées.

2. Requirements for being a novelist

« You’re a dedicated reader, meaning you love to read and books are important to you. »
Vrai, ça aide. Mais c’est pas ça qui fera de vous un auteur.
« You’re a prolific reader—you’ve read a little bit of everything, and a lot in the genre you most enjoy. »
Pas obligatoirement non plus.
« You have a basic knowledge of story structure (beginning, middle, end), which you’ve probably absorbed from years of reading without thinking about it. »
C’est mieux pour écrire… Et oui, lire éduque sur l’écriture. (à bon entendeur…) Mais pour ma part… Je ne suis pas une active immense lectrice (même s’il m’arrive de lire mes séries en quelques jours, ce qui doit m’arriver une fois tous les trois ans !), et on me prête pourtant beaucoup de talent. (Je connais des gens adorables dans ma vie. Merci à eux.)
« You have access to basic computer equipment to produce a manuscript: a laptop or other type of input device, and word processing software. »
Franchement, un stylo ou un ordinateur, du moment que t’es à l’aise avec ton support, osef duquel. Si tu vas par là, j’écris sur tablette, téléphone, ordinateur, laptop, sous Word, Evernote, Forumactif… Moleskine, feutre, bic, crayon papier… Papier de verre, carton, enveloppes… On écrit où on peut quand on peut si on le veut ! Dans le métro, à la pause, au réveil…
« You have time to dedicate to your writing. »
PARLONS EN ! J’ai envie de dire que c’est comme tout, c’est une question d’organisation. Arrêtez d’enflammer les gens en leur disant que vous, vous avez pondu votre truc en un an. C’est pas béton pour tout le monde, c’est pas facile pour tout le monde, on écrit pas tous du contemporain, de la philosophie ou on a pas tous la chance d’avoir rien d’autre à faire de ses journées. Alors on fait avec, on s’arrange. Parfois on en chie, parfois ça coule tout seul. Mais surtout : on se débrouille.
« You’re self-motivated. Because there will be countless reasons to give up all along the way. Every day. At. Every. Turn. »
Vrai. Vrai. Vrai et revrai. Que ça vienne de soi ou des autres. Chaque nouvelle journée dans notre vie est une nouvelle épreuve de motivation. Chaque jour, nous devons trouver la force de faire la part des choses entre ce que certaines personnes ont pu nous dire – ou ne pas dire, le silence est parfois bien plus fatal que la critique – et ce que nous pensons être capables d’accomplir. Et même, en ce qui me concerne, plus de personnes feront la fine bouche, montreront un désintérêt total, critiquerons ou auront simplement un sourire en coin, l’air de dire « Et sinon, tu fais quoi dans ta vie ? », plus ce seront autant de raisons qui me donneront envie de me surpasser, de réussir et de prouver que je vaux bien mieux que ce que la majorité des gens autour de moi (parfois un entourage proche), pensent de moi (si elles ignorent qui je suis dans l’intimité ; la réalité) et de ce que beaucoup d’entre nous – auteurs amateurs ou prometteurs – appelleront… « Notre oeuvre. » ou « Notre projet ».
 
Et ça. Mes amis. C’est ce que ma mère m’a appris et ce que je m’efforce de transmettre à travers chaque page, chaque épreuve et chaque personnage.
 
Mon avis sur la question (requis pour être un auteur), c’est ça : avoir envie/besoin de se surpasser. Et ça vaut pour n’importe quelle forme d’art ou d’entreprise même en général. Du moment. Que c’est important. Pour vous.
 
Point.
 
Barre.
 
Ce qui est aussi très vrai :
6. Why you probably should quit now

Truthful writers will tell you being a writer is akin to standing naked on a pedestal in bad lighting in the middle of a train station and letting every passerby give their opinion. (This analogy is more harrowing when you realize most writers spend a lot of time sitting, not so much time in the gym.) So you will spend untold hours writing your novel, alienating friends and family in the process and putting a crimp in your back. And when you finally release your novel into the universe, it might not be read by as many people as you hope. And the ones who read it might not like it. Worse—their reviews are right there for everyone to see, including the ex who said you’d never amount to anything. And even if your book is well-received, only a small percentage of writers earn enough money to live on. So if you’re a rational being, you probably should quit now, while the quitting is good.

But you won’t quit, will you? Because the magical mystique of storytelling calls to you, and you know you have something to say, something that’s never been said before, and won’t ever be said if you don’t put it out there. And that makes you special. Because you dare to do something even when the odds of succeeding are stacked against you. Hm…sounds like the makings of a good story, doesn’t it?  ~