The Longest Journey Home

Je me souviens de la première fois que j’ai vu Ned Kelly. Je me souviens aussi de la première fois que j’ai regardé October Baby. Deux films à la fin desquels j’ai été inconsolable pendant plusieurs heures. Parce que cela me rappelait quelque chose, ou quelqu’un, parce qu’il y avait comme un écho qui résonnait, quelque part en moi.

Mais je ne m’étais jamais sentie si désemparée, si submergée par une rare émotion, alors s’ouvrait juste sous mes yeux l’épilogue d’un jeu vidéo. Je râle souvent que je n’ai pas de racines ou que j’aimerais bien en avoir. Mais revoir cette maison… 17 ans après l’avoir vue pour la première fois. C’est comme une boucle qui se boucle. C’est comme la résultante d’une quinzaine d’années qui ont forgé ma vision des choses, qui m’ont appris la définition de l’imagination, qui m’ont permis de rêver… Dans cette maison, tout a commencé. Dans cette maison, tout finit. J’ai l’impression que mon imagination, mes rêves et la magie nécessaire à ces fondations, sont nées dans cette maison. Avec elle.

Cette vieille dame m’a raconté la Première Histoire… J’espère juste qu’elle ne me raconte pas la dernière. Cette vieille dame est la raison pour laquelle j’ai commencé à écrire, et grâce à laquelle je continue d’écrire. Cette vieille dame… est le fruit d’un seul homme que j’ai regardé comme un père toutes ces années, et à qui je dois les origines de mon imagination.

Ce « jeu » est plus qu’un jeu à mes yeux. C’est une partie de moi, que l’on peut retrouver dans tout ce que j’écris, d’une manière ou d’une autre. Zaan, Maddison, Garin, Bogdan… Lux. Chaque personnage que j’ai créé, chaque lieu que j’ai imaginé, que j’en ai raconté l’histoire ou non, prend sa racine, d’une manière ou d’une autre… Dans cette maison, avec cet homme et cette vieille femme.

J’espère seulement qu’un jour, je saurai raconter une telle histoire et émouvoir les autres autant que je le suis à cet instant. Une de celles qui font ce que vous êtes au plus profond de vous-même.

Merci Ragnar pour le plus long des voyages…

C’est marrant quand on se souvient comment tout ça a commencé, alors que je suppliais ma mère de m’acheter ce jeu dans sa grosse boîte aux couleurs vives, un peu perdu sur l’étalage d’un rayon de grande surface. A l’époque, c’était un tournant de ma vie. Une renaissance.

Je suis née dans cette maison.

JK Rowling – The Casual Vacancy

Le 27 septembre dernier, J.K. Rowling, sort son premier roman depuis la fin de la saga Harry Potter. Mais cette fois, ce n’est pas pour les enfants qu’elle écrit ces pages mais pour les adultes. Publié chez Little, Brown Book Group, The Casual Vacancy se situe dans une petite ville de l’Angleterre : Pagford. Ce thriller n’est actuellement disponible qu’en anglais.

Little, Brown Book Group est une filiale du groupe Hachette UK depuis 2006.

Lux Aurumque : Bailee, Sakhar & Dixon

« C’est comme si, pour l’inventer, on avait mélangé plusieurs pays dans une machine à laver à 2000 tours par minute et Sakhar est venu au monde. Mais c’est à croire que Dixon peut agir comme il l’entend, rien ne peut lui arriver. Même dans les pires situations, il réussit toujours à s’en sortir. « La Savonnette » on l’appelle affectueusement chez nous. Ceux qui prennent plaisir à faire remarquer l’ironie aiment à rappeler qu’il faut une femme pour lancer la machine. Moi. »

Lux Aurumque : Bailee, Sakhar & Dixon

« C’est comme si, pour l’inventer, on avait mélangé plusieurs pays dans une machine à laver à 2000 tours par minute et Sakhar est venu au monde. Mais c’est à croire que Dixon peut agir comme il l’entend, rien ne peut lui arriver. Même dans les pires situations, il réussit toujours à s’en sortir. « La Savonnette » on l’appelle affectueusement chez nous. Ceux qui prennent plaisir à faire remarquer l’ironie aiment à rappeler qu’il faut une femme pour lancer la machine. Moi. »